Citizen Leopard

- 36000 Hi-Beat Automatic

- 1970



Rare montre Citizen Leopard Hi-Beat Automatic, référence 4-720903TA, datant du début des années 1970

- équipée du légendaire calibre 7230, qui bat à une fréquence impressionnante de 36 000 alternances par heure.

Cette fréquence élevée assure une mesure du temps particulièrement précise et un glissement doux comme du beurre de l'aiguille des secondes

- un point fort pour les connaisseurs de l'horlogerie japonaise.



Specifications techniques


| Réf. 4-720903TA | Calibre 7230 | Années 1970

- Marque : Citizen

- Modèle : Leopard 36000

- Référence : 4-720903TA

- Mouvement : automatique, calibre 7230

- Battement : 36.000 A/h (Hi-Beat)

- Rubis : 26 rubis

- Fonctions : Jour de la semaine & date à 3 heures, seconde centrale

- Cadran : argenté avec fin

Famille Calibre : Description

7200, 7210, 7220 : 28800 A/h, 26 bijoux,
jour, date
7230 : 36000 A/h, 28 bijoux, jour, date,
chronomètre, hack
7270 : 28800 A/h, 23/21/25 bijoux, jour,
date
7280 : 28800 A/h, 23 bijoux, jour, date
7290 : 28800 A/h, 23/21/25 bijoux, jour,
date, piratage
7400 : 36000 A/h, 31 bijoux, date
7430 : 36000 A/h, 28 bijoux, jour, date,
chronomètre, hack
7450 : 21600 A/h, 21 bijoux, date, main
12h et 24h
7470 : 21600 A/h, 21 bijoux, date
7610, 7620 : 28800 A/h, 26 bijoux
7611 : 21600 A/h, 25 bijoux,
squelettisés, hack
7700 : 28800 A/h, 24 bijoux, jour, date
7710 : 28800 A/h, 26 bijoux, jour, date
7730, 7740 : 36000 A/h, 28 bijoux, jour,
date
7750 : 36000 A/h, 31 bijoux, date
7760 : 28800 A/h, 26 bijoux, date,
compteur de scores de golf
Calibres associés
Citoyen 7200, Citoyen 7210, Citoyen
7220, Citoyen 7230, Citoyen 7270,
Citoyen 7280, Citoyen 7290, Citoyen
7400, Citoyen 7430, Citoyen 7450,
Citoyen 7470, Citoyen 7610, Citoyen
7611, Citoyen 7620, Citoyen 7700,
Citoyen 7710, Citoyen 7730, Citoyen
7740, Citoyen 7750, Citoyen 7760
Ranfft DB

Détails Techniques
Lignes Dimensions : 12,5′′′
Dimensions : 28,4 mm
Hauteur : 4,8 mm
Hauteur de la tige (T) : 1,8 mm
Hauteur de montage (F) : 1,15mm
Fréquence36 000 vph
Bijoux : 28
Angle de levage : 46 degrés



Complications et spécifications

Forme : Rond 
Complications : Balayage Deuxième Jour date 
Type de régulateur : Régulateur épinglé (ou régulateur d'index) 
Type de rotor : Rotor central 
Type d'évasion : Levier Suisse 
Type de contrôle : Roue d'équilibre
Type d'enroulement : Automatique (Auto-enroulement)
Type de réglage : Ensemble de tiges

Tailles des aiguilles : 1,52 x 1,00 x 0,17 mm
Nombre de d'aiguilles : 3



Caractéristiques particulières


- Rare cadence Hi-Beat de 36.000 bph. 

- Style classique des années 70 avec une allure sportive et élégante. 

- Mouvement de manufacture japonais précis

- Pour les collectionneurs, les passionnés de vintage ou les amateurs de montres ayant un faible pour l'histoire de la technique mécanique. 


Histoire


Chapitre 1 : Citizen et la chronométrie, les origines

Avant d'aborder le sujet de la Glorious, je pense qu'il est essentiel de parler de l'histoire de l'horlogerie japonaise, et de sa relation avec les certifications chronométriques suisses.


Crédit : wadokei.me - f orumamontres.forumactif.com


La marque est plus connue pour ses montres abordables : c'est d'ailleurs dans l'ADN de la marque, jusque dans son nom. 

- le but étant de rendre la montre, fabriquée au Japon bien entendue, abordable pour tous, pour le « citoyen » moyen.

Cela n'a pas empêché Citizen, en bonne manufacture horlogère, de chercher à produire des calibres toujours plus précis, et ce, dès très tôt dans son histoire.

Pour vous donner plus de contexte, entre sa première montre commercialisée en 1924 et 1949, Citizen ne produit en tout et pour tout que 3 calibres : le calibre 16 pour les montres de gousset - rien à voir avec la chasse le calibre F pour les montres bracelet 

le calibre K pour les montres de dame

Comme vous pouvez vous en douter, s'il n'existe que 3 calibres en tout, il y a en revanche un grand nombre de variantes de ces calibres.

Quelques variantes sont remarquables d'un point de vue précision :

une variante du calibre 16 avec 15 rubis (le 16 est une référence à taille, pas à l'empierrement) et surtout avec un balancier bi-métallique

une variante du calibre F également avec un balancier bi-métallique (qui portent généralement la mention « cut balance »)

des variantes des calibres F et K avec la mention « chronometer »

Aucune de ces montres n'a jamais été certifiée officiellement, ni en Suisse, ni au Japon.

En résumé : de 1924 aux années 50, Citizen s'est intéressé à la précision et a sorti de nombreux modèles élaborés, sans pour autant avoir de chronomètre officiellement certifié.



Balancier bi-métallique sur un calibre 16



Chapitre 2 : les chronomètres officiels Citizen


Les choses changent dans les années 1960 ! C'est LA décennie du « miracle économique japonais » et Citizen change clairement de braquet.

De la fin des années 50 à la fin des années 60, Citizen innove dans de nombreux domaines et les montres de ces années se caractérisent par les « 3P » : Parawater (étanchéité donc), Phynox (alliage cobalt-chrome-nickel-molybdène) et Parashock (un antichoc semblable à l'Incabloc).


la Chronometer - c'est littéralement le nom du modèle !

les Chronomaster

les Leopard

les Highness

la Glorious


2.1 La Citizen Chronometer (a.k.a. "31 jewels")

Commençons donc par la Chronometer, souvent surnommée “31 jewels” dans le microcosme des amateurs de Citizen, à cause de son empierrement et parce que son nom manque cruellement d'originalité...

Ce modèle sort en 1962 et il est vraiment représentatif de la production de la marque à cette époque : le design est élégant, sobre, la taille comme l'épaisseur sont contenues, aiguilles dauphines, cadran soleillé... à première vue, elle est très proche d'autres modèles de la gamme. Même le cadran affiche factuellement la mention "Citizen Chronometer" à 12h et "31 Jewels" à 6h, la seule fantaisie étant un aigle stylisé à 12h.

C'est bien à l'intérieur que la magie opère : le calibre 0400 à 18,000 alternances/heure est redoutable de précision.

Afin d'augmenter la précision du mouvement, ce dernier utilise un grand balancier, d'un diamètre de 13,5mm (pour un mouvement de 30mm de diamètre). Vous noterez également que le balancier n'est pas maintenu par un coq, mais par un pont. Les yeux les plus affûtés auront remarqué que le pivot de balancier est protégé par… un Incabloc et non pas un Parashock maison ! Pourquoi ? je n'ai pas trouvé d'explication…

Citizen est souvent vu comme le Poulidor de l'horlogerie japonaise, réputation parfois justifiée, comme ici, car c'est bien Seiko qui a, en premier, obtenu une certification de chronométrie suisse, avec la Grand Seiko de 1960.

La Citizen Chronometer est une réponse à cette Grand Seiko, et obtient elle aussi sa certi?cation en 1961 - une première pour Citizen !

En 1961, la précision doit rester dans l'intervalle -1/+10 secondes/jour en moyenne sur 5 positions.

D'après [Domestic Watches vol. 2] la fabrication des Chronometer était confiée à une équipe restreinte de 10 horlogers experts, qui avaient en charge l'assemblage complet de la montre ainsi que son réglage.

Ce modèle existe en en acier et en plaqué or (plaquage 100µ), et il n'a pas rencontré autant de succès que la Grand Seiko originale - peut-être du à un certain manque d'originalité ? ou au fait qu'elle soit arrivée après la Grand Seiko ? Elle s'est tout de même vendue pendant 4 ans, et est relativement facile à trouver.

Cette montre ne fait pas encore partie de ma collection, mais vous vous doutez qu'il fait partie de ma liste !

Cadran et mouvement d'une Citizen Chronometer


2.2 Les Chronomaster

Fin 1967, Citizen introduit un autre modèle haut de gamme, qui vient remplacer la Chronometer disparue l'année précédente dans une certaine indifférence.

Il faut retenir quand même qu'il s'agit d'années charnières : 1968 est en effet la dernière année des concours de Neufchâtel et de Genève - je n'ose même imaginer la frustration que cela a dû générer chez Citizen, en particulier chez son président de l'époque Yamada Eiichi.

Conséquence : le Japanese Chronometer Inspection Institute est fondé en 1968 - à partir de cette date, les chronomètres japonais sont donc certifiés par le JCII. Pour plus de détail, je vous invite vraiment à lire les posts d'Arnaud : ils sont excellents et très complets.

On notera qu'il existe plusieurs standards : le standard chronométrique et le standard chronométrique

“supérieur”.

Il existe plusieurs versions des Chronomaster :

les Chronomaster non chronomètres - ce sont, vous vous en doutez, les plus courantes les Chronomaster Chronometer (standard chronométrique) les Chronomaster Chronometer (standard chronométrique) les Chronomaster Superior Chronometer (standard chronométrique "supérieur")

les Chronomaster Superior Chronometer Special (au-dela du standard supérieur...)

Comme dit précédemment, ces modèles sont particulièrement intéressants et méritent que l'on s'y attardé plus... un autre sujet pour une autre fois !


Cadran d'une Chronomaster Superior Chronometer Special


2.3 Interlude : l’année 1970

1970 est une année cruciale dans l'histoire de Citizen !

Vu la période, vous vous doutez que je vais vous parler du quartz… mais pas que !

A la toute fin des années 60, on voit apparaître les premières mouvements à Quartz, Beta 21 en Suisse et Seiko Astron au Japon. Mais ces montres à quartz sont hors de prix !

L’Astron 35SQ coûte la bagatelle de 450.000 ¥, soit plus du double de la plus chère des Grand Seiko

(195.000 ¥). Pour situer, le salaire moyen annuel est alors d’environ 320.000 ¥ et une Toyota Corolla coûte 360.000 ¥…

Citizen est-elle conscient de la révolution que constitue le quartz ? Très certainement, lorsque l’on voit la suite de l’histoire, mais la marque décide de ne pas mettre tout ces œufs dans le même panier et d'investir sur plusieurs technologies différentes.

D’abord, l’électromécanique avec la Citizen X8 Electric qui devient X8 Electronic, auquel on ajoute bientôt le nom Cosmotron – personne ne sait trop ce que ça veut dire, mais ça fait à la mode (cosmos, Apollo 11…).

C’est en 1970 que sort un autre Graal de tout collectionneur Citizen : la X8 Chronometer en titane ! Détail amusant : ce n’est même pas la première Citizen électromécanique à atteindre la certification chronomètre !

Mais c’est celle que l’histoire retiendra, car sa boîte est fabriquée de titane pur à 99,6%.

Deuxième piste explorée par Citizen : le diapason !

L’expert du sujet, c’est Bulova bien sûr ! En 1970, c’est donc avec Bulova que Citizen va former une alliance (“joint venture”) : c’est la naissance de la Bulova Citizen Co., Ltd.

De cette alliance naîtra dès 1971 la première des Citizen Hi-Sonic.

Enfin, Citizen se lancera en 1973 dans le bain du quartz avec le calibre 8810, dont la version Extra Fine Accuracy (non, n’y voyez aucune pique envers Seiko !) promet une précision de ± 5s/mois. Suivie en 1975 de la Crystron Mega, qui offre cette fois-ci une précision de ± 3s/an. La messe est dite !

Mais assez parlé des montres à pile, revenons à nos chères montres à ressort.

Citizen X8 Chronometer Titanium


2.4 Les Leopard et les Highness

Malgré l’investissement sur d’autres technologies concurrentes, Citizen continue d’investir aussi dans les montres mécaniques.

C’est en 1970 que sort la Leopard, dont il existe moult versions ! Leopard, car ce sont les premières montres

Citizen oscillant à 28.800 A/h (Leopard voire 36.000 A/h (Leopard 10).

Le mouvement 7210 qui anime les Leopard « de base » servira de base aux versions chronomètres des Leopard et des Highness (calibre 7230).

Dès 1971, ces mouvements sont supplantés par les 7710 et 7730 qui apportent encore plus de précision ainsi que le système de changement de date qui anime aussi la Glorious, et dont je vous reparlerais juste après (suspense!). Une des différences est l’ajout d’un rubis pour le barillet du calibre 7730, ce qui porte le nombre de rubis total à 31.

La différence entre Highness et Leopard est donc assez ténue : j’ai vu plus de Highness certifiées « Superior Chronometer » et par ailleurs, les finitions semblent être meilleurs sur les Highness.

Pour vous donner quelques éléments chiffrés, voici les valeurs attendues pour les certifications chronomètre standard et chronomètre supérieur. J’ai rajouté le COSC, même si c’est un peu anachronique car nous sommes en 1971 et que le COSC a été fondé en 1973.

Comme vous pouvez le constater, les standards sont assez proches… avec un léger avantage au COSC qui est plus strict. Mais attendez, c’est pas fini !


C’est en Octobre 1971 que sort la Glorious, qui est, à bien des égards, une évolution de la Highness.

Cette montre est un défi technique, une réponse à Seiko et aussi, quelque part, un chant du cygne pour la grande précision mécanique chez Citizen – du moins jusqu’au rachat de La Joux-Perret en 2012.

Le mouvement 7750 qui l’anime est l’ultime évolution du mouvement 7730 des Highness. 

7750 dites-vous ? Mais pourquoi donc avoir repris un numéro utilisé par Valjoux ? Je me suis moi aussi posé la question, mais outre la logique de numérotation interne, je me suis vite rendu compte que la question mériterait d’être retournée car le 7750 Citizen date de 1971, et le Valjoux de 1973.

Le calibre 7750 a un diamètre de 28mm, une épaisseur de 4,86mm et une fréquence 36,000 A/h. Une particularité de ce calibre, introduit sur le 7730 de la Highness, est le système de changement de date et de jour rapide : il faut appuyer sur la couronne. Rien de révolutionnaire, certes, mais attendez !

Lorsque l’on appuie sur la couronne avec la montre tête en haut (12h en haut, autrement dit, position normale), on fait avancer le quantième. 

Lorsque l’on appuie sur la couronne avec la montre tête en bas (12h en bas), c’est la date qui avance ! À noter que le disque dateur alterne entre l’anglais et les kanji.


Cette solution pour le moins originale est assez ludique, j’imagine assez bien la surprise des quelques heureux élus ayant pu s’offrir cette montre à l’époque ! Et à l’usage, c’est ma foi très pratique.

À noter qu’il existe une version ne disposant que de la complication date (calibre 7400).

D’un point de vue cosmétique, on ne peut pas nier l’influence de Grand Seiko ! La boîte a sa propre personnalité, différente des Seiko contemporaines, en revanche certains détails ne laissent aucun doute. Je pense en particulier au « GC » gothique que l’on retrouve sur la couronne, le médaillon, la boucle ou encore sur le cadran.


La boîte est disponible soit en acier avec la complication date (7400) ou day-date (7750), soit en plaqué or 100µ et dans ce cas uniquement avec la complication date (7400). 

Elle mesure 38mm de diamètre, un cornes-à-cornes de 41mm, ce qui est parfait pour moi, pour une épaisseur de 10,5mm – certes nous ne sommes pas sur de la montre ?ne… mais c’est bien équilibré et c’est beaucoup plus fin que nombres d’automatiques actuelles que je trouve trop épaisses.

Le cadran reste dans la pure tradition : blanc cassé*, avec index appliqués avec un trait noir au centre, qu'on retrouve sur les aiguilles bâtons. Le logo Citizen est appliqué, de même que le « GC » à 6h. Vous remarquerez que le nom du modèle n’apparaît nulle part sur la montre… mais ceux qui ont eu la chance de l’acheter à l’époque savaient.

* il existe (au moins) un modèle à cadran bleu, qui interroge quelque peu les experts, car mentionné nulle part o?ciellement par Citizen. Pré-série ? Édition limitée ? Prototype ?

La Glorious a été fort peu diffusé, dans quelques magasins triés sur le volet de quelques grandes villes japonaises. Les chiffres de production ne sont pas connus, mais au vu de la rareté du modèle aujourd’hui, on parle certainement de quelques milliers de montres tout au plus.

D’un point de vue technique, un soin tout particulier a été apporté à l’assemblage et au réglage, chaque montre étant confiée individuellement à une poignée d’horlogers – les meilleurs des meilleurs de la maison Citizen – chacun étant entièrement responsable de la qualité des montres qui lui étaient confiées.

Ce qui nous ramène au sujet de la précision de ce calibre Glorious !

Comme vous pouvez le constater, la Glorious laisse le COSC (qui n’existe pas encore ) loin derrière, avec une précision moyenne de -2 / +3 secondes par jour !

Seiko emportera toutefois la dernière manche avec ses Very Fine Accuracy offrant -2 / +2 secondes par jour – standard qui a été adopté par Rolex en… 2015 ! Bien sûr, la comparaison ne tient pas vraiment car c’est toute la production Rolex qui est ainsi certifiée, et non pas quelques modèles fabriqués au compte- goutte et réglés par les meilleurs horlogers de la boîte !

Mais cette performance mérite tout de même d’être soulignée tant elle est exceptionnelle pour l'époque.











Origine : Japan Made

Montres
Unisexe 1
Audiovisuel
test 1 Mecanic
test 8

Donner un avis

Veuillez vous connecter ou vous enregistrer pour donner votre avis.

Citizen Leopard - 36000 Hi-Beat

  • Marque: Citizen - 1918 - Japan
  • Référence: Citizen Leopard - 36000 Hi-Beat
  • points de fidélité: 600
  • Disponibilité: En stock
  • 0.00€

  • HT: 0.00€